Les bottes d’Inés

Illustration Brice Bénédetti

Galgos, Podencos, chiens des réhalas, votre maigreur est une déclaration et votre malheur est si ancré que trop souvent l’espoir ne vient plus dans votre regard. J’ai tenté, avec quelques mots dilués dans une histoire ordinaire, de dire ce que vous subissez, ce crime peu commun… Mais, avant, je voudrais vous demander pardon, au nom des autres humains, pour tout ce mal qui vous est fait…

C’est arrivé au centre et au sud de l’Espagne, début janvier, par vagues successives… Ils se sont mis en route pour descendre dans les plaines et au bord des rivières… Cette cohorte compte, à présent, 50 000 individus installés en ville et dans chaque village. À quoi ça ressemble, d’envahir la région et de courir partout à la recherche d’un contact avec la population ? Est-ce un coup médiatique ou publicitaire du grand Cristobal ? Ce géant fort en gueule qui s’y connaît en tradition et qui dirige avec le même entrain sa mégalomanie, ses chasses, ses élevages au fond de vieux hangars et toutes sortes de brasseries et de cafétérias… Cette nuée de jeunes gens est arrivée en bus, en train, en voiture de toute l’Europe, parlant un espagnol tout à fait convenable. De toutes tailles, de toutes couleurs, ils se sont mêlés gaiement à la population et en moins de deux jours chacun dans son quotidien a eu affaire à eux. Logeant tantôt chez l’habitant, tantôt en camping, ils s’intéressent à tout, paient sans discuter, et même, sans jamais demander un quelconque avantage. S’ils écoutent de la musique, ils ne semblent pas rassemblés pour un festival à venir… Cristobal, ça l’a d’abord fait rigoler qu’ils ne quémandent rien, et puis d’un coup, pour le principe, ça lui a chauffé le sang. Cet ancien maoïste a fait le tour de son fief en gueulant qu’il fallait traiter cette invasion de jeunesses, exactement comme en Chine, dans les années soixante, on avait détruit les moineaux en faisant du bruit pour qu’ils ne puissent plus se poser, et que du ciel, ils tombent morts. Chacun de ses employés a donc reçu l’ordre d’épuiser ces nuisibles, à sa guise. Lui en tant que chef trouve toujours dans l’histoire et dans les traditions des modèles pour la chasse, et toutes ses activités. C’est un rationnel. Aucune cruauté ne doit le rebuter. C’est son défi, c’est ce qui fait sa fierté. Il n’imagine pas avoir besoin d’autres définitions du progrès.
Mais, c’est l’inverse, comme par contraste, qui s’est produit. À croire que les gens n’ont plus compris ce qu’ils admettent si facilement d’habitude, dans un rapport de force. Est-ce la présence de ces drôles de zèbres qui a suscité cette modification ? On peut le penser… quelque chose est devenu simple. Au fil des semaines, ces gars, ces filles montrent des photos de lévriers suppliciés, pendus ou jetés dans les puits et ils affirment que ce n’est pas bien avec une évidence désarmante… un peu comme on dirait qu’on ne doit pas faire le mal. Leur rhétorique est jolie, ils disent par exemple qu’on ne voit pas de la même façon selon que l’on se tourne vers le soleil ou dans l’autre sens. Eux parlent du côté de l’amour et de la vie comme on choisit la chance. Ils assurent aussi que les animaux connaissent l’enfer quand on les torture… Voilà qu’autour de cette parole, les couleurs des propos changent. Le Cristobal pâlit, ses copains chasseurs, et tous les gualguéros se gaussent moins des aristocratiques silhouettes des chiens qu’ils affament. On dirait même qu’ils s’attardent moins sur les marchés. Mais, alors, le prestige du grand Cristobal, son goût de la tradition, qu’est-ce que ça va devenir ? Est-ce que les autochtones attendaient l’arrêt de cette souffrance ? En tout cas, ils se sont laissés approcher par le discours de ces jeunes et beaucoup les ont regardés installer des tables à tréteaux, avec dessus bien disposés : des brochures, des autocollants, et puis des drôles de vêtements. Certains ont même été attirés par ce bazar, comme Inés… Ne déduisant pas la fonction de certains objets à partir de leur forme, la curieuse a engagé la conversation :

– Ola ! Qu’est-ce que c’est ?
– Il fait froid en ce moment, lui a répondu un homme en s’amusant du petit nuage produit par son souffle !
– Oui, c’est glacial…
– Le jaune jonquille est joli, vous le vendez ?
– Pas vraiment, chacun donne s’il veut et ce que l’on recommande évidemment, c’est de le faire porter à ces oubliés de l’histoire…
– Qu’est-ce que c’est ?
– Un manteau…
– Pour ?
– Pour les pocemos et les galgos, souvent ils n’ont que la peau sur les os… C’est dur avec ce froid.
– Ah vous pensez à eux, suivit un rire gêné, nous, on est habitué et puis on ne les voit pas, vous savez… c’est grand la campagne…
– Oui, ils sont invisibles, c’est même pour ça qu’on est là !
– Non, je veux dire vous ne les verrez pas… parce qu’ils vivent dans des corrals ou des hangars.
– Oui ! Parqués et attachés avec une espérance de vie de 3 à 5 ans…
– J’ignorais qu’ils mourraient jeunes, ils ont souvent l’air si vieux…

Ce genre de dialogue se multiplie, des gens plus âgés aussi s’approchent des petits stands :

– Ce sont des cols roulés ? Des plastrons ?
– C’est surtout un tissu bien chaud.
– Mais comment ça se porte ?
– C’est pour isoler le dos.
– De qui ?
– Des galgos et on en a aussi des plus grands. Au fait, les galgos sont des canidés, mais bon, ils ont froid comme les chiens et les manteaux sont bien finis avec des boutons. Ils tiennent !

Certaines personnes gardent une résistance et demandent par exemple :

– C’est un artisanat de petit niveau, ce sont de vieilles femmes qui les font ?
– Oui, vous avez raison, c’est vraiment très utile ! répondent toutes ces belles personnes qui semblent venir des montagnes avec leurs rides de soleil.

Les phrases se répètent donc et ne tombent jamais dans le vide, car ces jeunes rattrapent toutes les chutes. Alors, se créé des ponts qui soutiennent des interrogations et changent quelque chose… De marché en marché, la fin de la période de chasse arrive. Ce moment attendu chez les gualgueros, où certains choisissent de punir leurs galgos et leurs chiens qui, en ne courant pas assez vite ou, moins bien que ceux d’un autre chasseur ou encore en ne portant pas la proie comme il convient, les ont humiliés. Dans la palette traditionnelle, il y a toutes sortes de tortures lentes. Rationnellement, cela fait aussi une gueule de moins à nourrir, même misérablement, même si on est riche. C’est une réalité qui se tient difficilement dans les esprits. Dans le centre et le sud de l’Espagne, ça se relègue dans l’arrière-boutique de chaque tête. Personne n’a envie d’être aux contacts avec ces histoires. Ceux qui y participent de près ou de loin n’en disent rien, qu’ils soient suiveurs ou chasseurs. Le concept de silence orgueilleux garantit une tranquillité. Alors, pourquoi chercher des problèmes ? Qui pourrait avoir besoin de combattre des traditions dont certaines remontent au quinzième siècle ? Cristobal vous parle de ça sans broncher, en attachant des animaux faméliques à l’arrière de son automobile, afin de sélectionner ceux qui n’arrivent pas à courir assez vite et qui mourront. Il faut dire qu’il instruit avec prestance. Et puis… malgré une intégration réussie et évidente, la presse locale ne révèle pas, non plus, le nombre, même approximatif, de ces jeunes militants, qui, lorsqu’on le leur demande, répondent à l’unisson qu’ils sont cinquante mille, exactement comme ces martyrs chaque année.

Inés la trentaine engagée, les a bien remarqués, ces protecteurs, elle était une des premières, à les écouter… Leur parole a tout de suite rencontré son empathie. La vie est rude pour tous. Depuis une dizaine d’années, elle est femme de ménage chez le conquistador, elle s’occupe de beaucoup de choses et ne cherche pas trop à savoir ce qu’il fait de tous ses objets. Un matin, Blanca, la jeune épouse neurasthénique de ce grand chef, lui demande de porter à réparer une des paires de bottes de chasses, dans un village voisin. Ce sont des pièces rares à tiges hautes doublées en cuir, qu’il chausse par temps froid quand il poste pour le gros gibier. Elle-même n’a ni la force ni l’envie de faire la route. Notre Inés accepte bien sûr, elle aime sortir de cette immense maison et les déplacements en deux-roues, elle adore. Elle démarre à fond avec ses longs cheveux volant autour de son casque. En chemin, à un passage à niveau, elle arrive juste au moment où le train disparaît. Au moment de repartir, ce qu’elle voit la terrifie. D’abord, elle détourne le regard par réflexe puis descend de son scooter pour s’approcher lentement de ce qui gît par terre : un lévrier coupé en deux. Sa tête bouge encore et il est attaché sur la voie ferrée avec une corde. Inés se liquéfie, gémit, se tord les mains, s’agite, elle sait qu’elle ne peut plus rien. Elle défait son casque, laisse flotter au vent sa chevelure, les pans de son manteau, et fume plusieurs cigarettes. La maigreur du chien rend l’amas de son corps comme un assemblage de lignes brisées, sans chair. Saisie par un mouvement de révolte, elle va couper la corde, libérant ainsi la dépouille du rail, puis court chercher dans son coffre la belle boîte de bottes. Elle les enlève de leur carton pour y déposer délicatement les restes du pauvre animal encore chaud. Malgré le vent, elle fume quelques cigarettes écœurantes, puis repart avec ses ossements qu’elle pense enterrer dès qu’elle trouvera un endroit… son scooter est bien pesant, son cœur aussi. Des sentiments de honte se mêlent à cette colère : qu’est-ce que c’est que cette histoire de tradition ? Pourquoi ces supplices ? Progressivement, une autre question surgit. Que faire du morceau de corde qui maintenait l’animal attaché sur la voie pour que le train l’écrase ? Elle ne s’imagine pas l’enterrer avec, mais ne veut pas toucher davantage à ce pauvre corps… Elle roule de plus en plus vite… Enfin, passant devant un bouquet d’arbres, elle réussit à ralentir. Le vent est tombé et fait un gentil murmure, on voit la plaine… Ce sera ici. Embarrassée, elle sort la boîte du coffre de son scooter et remarque qu’elle ressent cette inquiétante impression qui vous envahit parfois à l’annonce d’un changement… Mettre ce malheur, en terre… rien à faire, elle n’a pas la force, elle ne pourra pas se séparer du cadavre de la pauvre bête… et se sent obligée de repartir. Sur la route sinueuse, il lui semble qu’elle va un peu trop plus vite, comme si… on la poussait dans le dos. Elle a même du mal à s’arrêter à nouveau, cette fois bien décidée à enterrer le corps, au pied d’un autre bosquet. Elle pleure. Ayant creusé un carré d’argile suffisamment grand, au moment de la déposer, elle entrouvre la boîte. À la place du cadavre, elle croit voir un objet qui ressemble à une grille noire représentant un galgo couché, de la taille d’une main d’homme. Quelque chose avec la tête baissée, une image simple où des yeux tristes implorent. Elle crie, referme précipitamment cette boîte, puis, se dit qu’elle va renoncer à tout, rentrer chez elle, plus envie de fumer, de rouler, ni tout ça. Elle se demande si elle devient folle…

Pourtant, le soir dans sa maison, elle soulève à nouveau le couvercle avec tendresse et dégoût pour y découvrir, cette fois, un collier rouge. D’instinct, elle le saisit et le pose à terre avant de fermer cette urne qu’elle porte solennellement dans la cheminée. Une odeur d’enfer lui fait quitter la pièce, elle s’interroge en pleurant : de quoi est faite cette disparition ? Qui voudrait deviner avec elle ce qui a pu se passer ?

Ce collier fabriqué dans un plastique ordinaire paraît neuf. Aurait-il été moins étrange s’il avait été usagé ? L’aurait-il laissée moins seule ? La marque d’un corps portant à sa manière l’effort de ses jours et de ses avancées aurait été peut-être moins scandaleuse. S’il y a une vérité, on doit avoir le courage de l’exposer par sa propre conduite. Est-ce que c’est une vérité ou un scandale que je dois porter ? Les deux ! Ce martyr des lévriers est un scandale ! Il doit cesser ! Mais comment vais-je porter cet objet ? Est-ce qu’on me demandera quelque chose. Et… pire si on ne me demande rien ? Elle est en congé le soir même et ça tombe bien, elle a envie de rester seule pendant quelques jours pour se remettre. Il faudra bien ça.

À son bras, le collier est devenu un beau bracelet. Elle ressent un plaisir lié au courage d’exposer une cause et une bonne semaine après l’évènement, elle se rend dans le grand café de la petite ville. C’est le premier commerce qu’a tenu le grand Cristobal, il y est souvent, et demande habituellement à sa jolie femme de rester posée, près de la caisse. Mais aujourd’hui, lui n’a pas l’air d’être là. Inés s’installe au bar et commande un jus de tomate. Ses yeux s’accrochent à son poignet comme si elle tenait une valeur inestimable. Elle cherche du regard si elle ne voit pas un de ces petits jeunes qui sont arrivés début janvier dans la région. Elle demande de leurs nouvelles. On lui répond de façon négligée qu’ils sont par là pour…

– Pour ?
– Qu’est-ce que tu bois, un autre jus ?

L’établissement est la marque de réussite du grand Cristobal, tout y est vaste avec des pampilles et puis des miroirs pour se voir à l’infini. Soudain, alors qu’elle songe à ce qui est arrivé, elle repère dans cette galerie des Glaces, des piles de grandes boîtes posées sur un tapis. Son air surpris amuse le serveur :

– Ce n’est pas courant du matériel comme ça dans la région ?
– Qu’est-ce que c’est ?
– C’est un apprenti… Entre nous, il profite de son état pour permettre à ses copains d’entreposer ce qu’il faut pour soigner les bêtes qu’ils récupèrent… Beaucoup sont sérieusement amochées. Ce n’est pas beau à voir. Le vétérinaire va même passer prendre ce qu’il lui faut ! S’il voyait ça le chef, il serait fou, mais motus !
– Le patron n’est pas là ?
– Tu n’es pas au courant ?
– De quoi ?
– Il paraît que le conquistador est devenu zinzin… pardon, il ne faut pas que je parle trop fort… sa femme est là. Mais, elle, maintenant elle nous parle et on dirait que ça a l’air de lui convenir, que les jeunes soignent les lévriers…
– Comment ça zinzin ?
– La semaine dernière, il est revenu d’une sortie hurlant, tremblant de peur et répétant qu’à un passage à niveau, il avait vu un monstre avec de grands cheveux qui portait ses propres bottes… et depuis, il ne se comprend plus lui-même…
– Ah… les bottes je les ai complètement oubliées ! se dit Inés.

À y réfléchir, elle pense qu’effectivement le grand Cristobal aurait pu l’observer. Oui, quelque chose comme ça : il avait attaché l’animal, s’était mis à l’écart pour profiter de son crime et entre-temps, elle est arrivée, a emmené le corps et a laissé les bottes, elle laisse échapper :

– C’est pour lui la possession démoniaque ! C’est bien à son tour d’être terrifié et elle se met à rire… C’est moi le monstre…
– Qu’est-ce que tu dis, Inés ?
– Non, non, rien… Elle ajoute insolente :
– S’il est malade, je suis sûr que tous les animaux, pour peu qu’il ne les massacre plus, sauront lui adoucir l’existence…
– Paco, Paco crie un employé à un autre, va dire au Patron….
– Je te dis que le Chef ne parle plus ! Faut pas aller le chercher, il jette des pierres ! On dit même qu’il n’ira plus à la chasse tant qu’on n’aura pas attrapé le monstre à bottes, demande à la patronne si tu as besoin de quelque chose…
– Ah ! dit sa femme qui se trouve là en effet et qui semble disposée à tout entendre tranquillement… Quel bonheur s’il ne chasse plus ! Il pourrait enfin essayer de me faire cet enfant !

Inés sourit et saluant Blanca, lui dit :

– Dites à votre mari, madame, que… moi aussi j’ai trop peur du monstre en bottes…
– Ah vous êtes au courant…
– Je vais changer de boulot. Je vais aller sur les marchés pour fabriquer et vendre des objets comme mon bracelet… C’est fantastique la venue de ces gens ! Ça change l’atmosphère. J’ai envie de m’occuper des galgos, des podencos, j’aime les chats, les chiens alors… ça va être un bonheur pour moi. On dit que les lévriers ont la grâce des deux. Je veillerai sur eux.

Mais au moment où elle va sortir, voilà la patronne qui lui fait signe que quelque chose remue derrière les plantes dans la jardinière. Par prudence, chacun s’immobilise, seule la femme du conquistador se déplace sur la pointe des pieds. On discerne les bottes en plastique vertes, un cul, un bout de dos et le haut de la plume du chapeau. Le reste est dissimulé sous les feuilles. Plus rien ne bouge.

– On vous voit ! dit-elle
– …
– On vous voit ! Discutons entre adultes s’il vous plaît…

Suit un grognement d’abord puis :

– hi peur.. otte…
– Il faut faire des phrases avec un début, au moins un début !
– otte
– On ne comprend pas…
– hi

Chacun voit la verdure s’agiter puis le nez de M. Cristobal émerger d’entre les feuilles. Sa présence, même partielle, ne peut que faire peur, ces colères sont mauvaises et chacun les craint. Tout doucement, on le voit aplatir d’une main molle une branche qui dégage son visage réjoui, comme celui d’un bébé après un bon jeu de cache-cache… personne n’ose s’approcher, sauf Blanca… on dirait qu’il a quelque chose dans l’autre main derrière son dos…

– Mais vous en avez une jolie plume à votre chapeau ! C’est de la bécasse ! roucoule-t – elle en minaudant.

Au bout du compliment, il rit parce que c’est drôle d’entendre prononcer ce mot, bécasse, quand on est entouré de femmes. Ça l’a toujours fait rigoler. La sienne chuchote maintenant à l’adresse de tout le personnel :

– Comme si de rien n’était… N’ayez pas peur, ce qu’il tient c’est un faux fusil, j’ai confisqué tous les vrais et les cartouches… Quand il va venir, pour soigner les pauvres galgos, je demanderai au vétérinaire s’il peut faire quelque chose pour lui…

Tout le monde est soulagé… et chacun recommence à circuler. Elle-même se pose près d’une baie vitrée et sourit à la vue d’un groupe de très beaux gars avec des cheveux qui brillent au soleil…

– Voulez-vous qu’on vous ramène ensuite, Madame ? Lui propose un des serveurs.
– Ensuite de quoi ? se trouble – t – elle, un peu rosie et gênée.
– Et bien du vétérinaire, il pourrait regarder votre mari. Là… ça va, il s’est recouché derrière la plante, mais… mais…
– Ne vous en faites pas pour moi… Il est bien là… Je ne rentrerai plus avec mon chasseur de mari. Moi aussi, j’ai envie d’une autre vie.

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Un commentaire

  1. .. le fait ici, d’écrire un commentaire, me fait retrouver un rythme cardiaque normal ..! Cela me calme , car cette fantastique nouvelle (fantastique dans les deux sens du terme ) est éprouvante…
    Pour ma part, je me suis immédiatement retrouvée en Espagne dés les premières phrases, et je n’ai pas lâché une seule seconde l’écran Comme Inès, je suis fumeuse, et je n’ai même pas pris le temps de prendre une cigarette tant j’ai été emmenée là-bas, avec Inès, des boîtes , Blanca ..
    En d’autres termes, j’ai adoré cette histoire.

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